A en croire certains politiques, la crise du logement est facilement solvable: il suffit de libérer des terrains! Evidemment mon cher Watson…
Sauf que… ce que ne nous disent pas ces chers élus, c’est que libérer des terrains pour construire, cela veut dire avoir quelques mois aprés des impôts qui tombent, des appels d’offres parfois douteux, des tractations politiques, un poids plus important etc… Plus le volet économique que représente un accroissement de population.
Mais bon, au-delà de cette réponse simple, simpliste mais pas si fausse, “libérer les terrains”, c’est aussi éviter de se poser les vraies questions. Par exemple, celle des logements vacants, véritable réservoir de richesse… Celle aussi de la fiscalité du patrimoine et de la mixité sociale. Si la Loi SRU impose 20% de logements social, la commune reste libre du choix du locataire et du choix du logement en tant que tel. Il est clair que la proche banlieue pavillonaire en type T3/T4 n’attire pas les mêmes personnes que le logement en appartement.
Mais c’est aussi un véritable défi aux maigres parcelles d’espaces restants naturels, à la protection des zones humides, des zones agricoles…
Un élu de l’hérault proposait ainsi de détruire des chênes lièges pour faire des logements. Aprés tout c’est vrai, le chêne ça pas de valeur économique, surtout par rapport à la petite famille… Et surtout le chêne vert ne risque pas de confier son actif chéri à une banque ou un fonds de placement qui lui ne louera jamais en social… Ou même de se poser la question du plafonnement des loyers dans le parc privé (Comment ça horreurs et sacrilèges?), du rachat de logement vacants par les municipalités par le mécanisme du droit de préemption (mesure largement trés mal vécue d’ailleurs), j’en passe.
Quant à parler de la protection des zones humides ou vertes pour “simplement” garder un peu de biodiversité… Il y a des priorités parait-il.
Ah bon.
